Henri Cachau

Écrivain, Peintre et Sculpteur

En ce temps-là Vélasquez excellait dans la transcription des ragots de cour madrilène, mettait en scène des gnomes, des infantes, des bouffons, des ministres, des anges, des dominations, par leur intermédiaire démontrait comment ce spectacle, parfois hideux, asservissait l’art pictural, notamment celui précieux du portrait… On peut imaginer que ces grands d’Espagne ou d’ailleurs il les faisait poser en fin d’après-midi, à ce moment si particulier ou la lumière se distribue en rayonnements doux et chauds, où se lèvent des rehauts de feu, des flammes sur les velours et les pourpres cardinalices, sur les grands cordons, les insignes ; se révèlent le mordoré des soies, les rubicondes tonalités des visages, en particulier celui d’apparence bougon d’Innocent X, dont il sut saisir la douteuse personnalité ; ne le jugeaient-ils pas, ses contemporains, mystérieux et saturnien !… Il faut savoir que durant les XVI et XVII me siècles la papauté joua un rôle primordial dans l’art européen, avec sa ribambelle de Pierre – tu es Petrus, et super han petram aedificabo ecclesiam meam –, d’Urbain, de Boniface, de Léon, de Borgias, d’Innocents, qui tous pratiquèrent le népotisme, la sophistique et sur le plan des arts s’assurèrent d’un exclusif mécénat. Un terme qui ne me plaît guère, introduisant une confusion sémantique concernant ce thème, vu les éternelles misères faites aux artistes par ces fâcheux ecclésiastiques et commanditaires : « Tu me peins la Sixtine, sinon gare ! »… Il semble que Vélasquez en ait pénétré la personnalité…

… « J’aimerais Eminence, Majesté ou Président, que vous fassiez un effort, rassembliez les éparses facettes de votre personnage, les concentriez en une seule identité face à mon objectif… Faut-il que vous vous méfiiez de cet œil humain ou mécanique, jamais ne se satisfaisant de ce qu’il embrasse au travers de ses miroirs et lentilles souvent déformantes, sinon, si vous continuez à vous contorsionner, comment voulez-vous que sur la toile correspondant au format souhaité, j’y reproduise, avec talent et maîtrise –ces dons qui me caractérisent, justifient mes émoluments –, votre grandeur !… Songez à quelques acteurs ou présidents américains en vogue, aux Paul Newman, Gary Grant, Ronald Reagan, etc… Là, c’est presque parfait… plus haut votre regard, plus lointain, plus impérieux, porté sur l’horizon, la ligne bleue des Vosges, sur le cours de la bourse !… Voilà, presque ressemblez à votre illustre ancêtre se faisant portraiturer malgré ses forfaits politiques et ainsi prédestinant votre fière (maudite) lignée… Tachez de maintenir la pose, de sauver la face, de me présenter votre meilleur profil durant cette première séance… Attention c’est parti !, j’œuvre en conséquence, à l’aide de sépia et d’ocre clair assure la mise en place des drapés, puis confirme les valeurs, celles que nous déclinions en de fastidieuses gammes avant de les manier à bon escient ; mais s’appliquait-il ce terme à consonance esthétique à celles mésusées alors qu’incessamment nous nous référions aux œuvres de cet hidalgo ? Le concernant, référez-vous à sa « Reddition de Breda » habilement suggérée par une mise en scène d’objets contondants, des hampes, des hallebardes, etc., immédiatement on se rend compte que Don Diego était un véritable artiste, et là où ce peintre excellait c’était dans le rendu de leurs carnations, de leurs nuques puissantes, de leurs fortes complexions, de leurs airs saturniens, dans l’achevé des camails, des barrettes, des pourpres cardinalices avec ces rehauts de feu, des éléments avant-coureurs d’un expressionnisme moderne, son motif par excellence demeurant l’Innocent X, l’un de vos lointains parents à ce qu’il paraît !… Alors plain-chant, Jésus que ma joie demeure ! Vite, brosses, pinceaux, chiffons, térébinthe !… N’était-il pas en notre école des beaux-arts cet artiste qu’avec prédilection les massiers nous faisaient copier, peintre officiel de la cour de Philippe IV ?… On ne bouge plus, le petit oiseau va sortir ! »…

On peut être étonné par cette surveillance constante de l’œuvre en cours que s’impose tout commanditaire peu ou prou fortuné –il en allait ainsi autrefois, lorsque prenant du recul l’artiste attentivement observait ses modèles royaux, alors que leurs infants et ministres, pouffant ou marmottant allez savoir quelles incongruités, critiquaient l’ouvrage –, mais aussi comprendre qu’ils souhaitent un portrait digne de leur suffisance, à la perfection suggérant, une fois gommées rides et malformations cutanées, leur convenue ou circonspecte physionomie ; seul le style naturaliste permet une juste transposition figurative, lorsque est requise la ressemblance afin de personnaliser ce genre d’individus. En conséquence ils nous rétribuent à l’aune de nos mérites, escomptent un autocontrôle garantissant la maîtrise des opérations, cependant, au-delà de leurs exigences, saisissent-ils, ces mécènes, les problèmes qu’entraînent leur native suspicion, cette sourde méfiance s’étendant jusqu’à leurs collaborateurs, leurs proches, les incitant à reluquer dans les recoins les plus sombres afin d’y débusquer des regards inamicaux (assassins ?) –tu quoque fili ! –, à exécuter une perpétuelle danse de Saint-Guy due à l’instabilité de leur trône ; leurs difficultés à l’occuper se répercutant à leur façon de n’installer qu’une seule de leurs augustes fesses sur le tabouret de pose !… Mais je vous parle d’une époque relativement tranquille, celle d’avant l’arrivée des Game-Boys et téléphones portables n’ayant en rien arrangé la naturelle agitation, pour ne pas dire dissimulation de ces notables jamais satisfaits de leurs images. Dès les premières esquisses ils imposent une fidèle ressemblance avec ces hiératiques défunts pérennisant leurs castes et tares sur les cimaises familiales, d’où, bientôt accrochés à leur tour, ils y représenteront l’énième maillon de leur généalogie, l’ultime page ou séquence de leur feuilletonesque saga… Faut-il encore que sans sourciller le futur portraituré nous exhibe son meilleur profil, son attitude la plus altière, accepte d’être soumis à une féroce chirurgie plastique, attendu que si l’art n’imite pas le visible il est susceptible de le recréer !…

Entre professionnels souvent nous nous référons à l’Innocent X peint par l’espagnol ainsi qu’à celui plus récemment massacré par Bacon… Comme si l’œuvre, la commande, puissent s’assurer en quelques coups de brosses, l’empressement de leurs présomptueux descendants, toujours sur le qui-vive, ajoutant aux difficultés du métier, lorsque vous faisant remarquer que selon le contrat négocié, la figure représentée ne correspond pas –mais pas du tout ! – à leur glorieux parent. Dans ce cas précis, si nous n’étions déjà engagés nous les enverrions paître vers Montmartre où les rapins de la place du Tertre ne traitent les touristes qu’en surface, à l’aide de fusains les figurent sans âme ni caractère, confondent beauté et joliesse !… Car je ne le connais ni d’Adam ni d’Eve votre oncle ou grand-papa ayant réussi dans les finances, l’Eglise ou l’industrie, laissez-moi le temps de le découvrir, de faire le tour de son imposante personne, dont la démesure – j’allais dire l’enflure – encombre mon atelier. Permettez que j’assure quelques croquis, réfléchisse par quel côté attaquer sa paroi nord, escalader son profil de condottiere, rassembler ses multiples facettes afin de les replacer dans l’ordre de ses fonctions et titres ; pour un vrai caricaturiste rien n’est plus recommandable que l’accentuation des difformités, des vices rédhibitoires : un grand pif, de grandes oreilles, une tronche de demeuré, voyez du côté de l’Espagnol, de Gainsborough, de Reynolds, de Daumier !… Souhaiteriez vous que sans préparations spécifiques, sans une connaissance approfondie de sa psychologie, de son thème astral, de ses phobies, de ses monomanies et appétences sexuelles, je me condamne à imparfaitement restituer son idiosyncrasie, me voue à l’échec ?, subisse la raillerie de vos gniards –les petits enfants du grand homme ! – menant un sacré barouf dans mon dos ? Evidemment, pour leur gouverne future ces chérubins doivent assister aux séances de pose, mais dans de telles conditions comment se concentrer, alors qu’en direct vous disséquez la nature humaine, êtes censé étudier dans ses moindres recoins la vie secrète, dissolue, de ces pontifes jouant les innocents ; saisir les amples mouvements de leurs âmes (inquiètes), l’expression de leurs sentiments peu amènes envers ce peintre (ce freluquet !) les décortiquant, les évaluant, les débarrassant de leur superflu, malgré leurs souhaits d’un arrière-plan composé de figurants, de ministres, de secrétaires, de gnomes, de tentures, de tapisseries, de châteaux en Espagne !… Bien sûr, je peux rependre les ombres, accentuer les clairs, adoucir les contours, retoucher les aspérités de son caractère tout en ne minimisant pas son aspect impérieux (majestueux ?) ; ne le jugeaient-ils pas, ses contemporains, mystérieux et violent, puissant du col et de complexion sanguine, l’Innocent X, les blancs du surplis opposés au carmin du camail mettant en valeur ses traits (réellement ?) saturniens… J’avoue y être allé un peu fort, sans aucun respect de la position sociale de mes augustes modèles, sans crainte de voir leurs futurs héritiers désobligeamment se détourner de leurs faces malmenées avant de les remiser aux oubliettes, incapables de plus longtemps supporter leur morgue, dorénavant figée, d’aventuriers d’un autre temps… Cependant, pressés d’appendre leur aïeul, haut et court dans la salle des portraits de famille, ces collatéraux omettent de concevoir, qu’implicitement rassurante ou décourageante pour le futur portraituré, lorsque intercepté sur le petit matin face à son miroir (mon beau miroir), cette mise à distance correspond à la chirurgicale observation –en l’occurrence celle du portraitiste – d’un éventuel quidam, qui depuis le trottoir d’en face, ironique ou cynique aura démasqué leurs inconcevables manières, leurs ridicules affèteries… En prenant la pose, à ses risques et périls toute célébrité s’aventure, se soumet aux manipulations toujours désavantageuses de l’artiste, à son inquisitorial examen, à une éventuelle révélation de ses travers et dérèglements, donc devrait savoir que de ce viol psychique sa personnalité n’en ressort jamais garantie ! …

…J’aurais dû me méfier, loin d’être innocent mon dernier commanditaire était aussi madré, violent que l’autre, le sanguin prélat, déjà avait désespéré plusieurs de mes collègues en abandonnant avec fracas leurs ateliers, les menaçant de poursuites… Ce genre de délicat exercice –fort périlleux celui relatif au portrait, sachant que tout s’apprend, que nous évoluons graduellement, de copies en resucées passons du sombre au clair, de la lampe à pétrole à la fée électricité, de la nature morte régionaliste, ‘la raie dieppoise au beurre blanc’ peinte par Chardin, à la reddition quasi complète de Breda et compagnie, son inévitable troupe de figurants composée par nombre d’entre nous, jeunes rapins, encalminés face à la somme des difficultés rencontrées – implique un tacite code de bonne conduite, requiert de ces célébrités, civiles ou militaires, qu’ils nous présentent l’aspect le plus amène, le plus séduisant de leur personne, n’exacerbent ni leur côté martial, ni patelin, sous crainte de rajouter aux embarras du métier. Hélas, dès les premières ébauches leur parentèle s’insurge, les juge outrageantes si comparées à l’effigie qu’ils se font de leur illustre aîné, ce grand oncle ou papa (gâteux ou gâteau ?) avantageusement assurant la pose, avec sa silhouette Louis-philipparde présentée de trois-quarts, sa face couperosée, ses cils broussailleux occultant un regard autrefois conquérant, ce front large offrant une fallacieuse impression d’ampleur intellectuelle, cette calvitie prononcée, quasi totale, etc. Et c’est au peintre, il lui aura fallu des années durant scruter, étudier les œuvres de l’espagnol avant de prétendre peindre, ensuite s’attarder sur ses compositions retraçant batailles et couronnements, peuplées de chevaux, de hallebardiers, de lansquenets, de soudards bataves –Diego y excellait, savamment procurait couleurs et sentiments à toutes ces figures : princes et nabots, reines éconduites et Ménines torves, sans oublier les fourbes Baltazar et Carlos, et l’indispensable bouffon de service –, par un jeu subtil de touches colorées s’en arranger d’autant de déficiences physiques et morales, s’assurer d’une représentation convaincante, sachant que le malentendu commence avec la possibilité de diversement interpréter cet homme responsable et de la vie et du bien être de ses congénères, de restituer, sinon d’accorder l’exactitude de ses traits avec les dites responsabilités, par un habile savoir-faire justifier l’onéreuse commande des familiers, pressés d’accrocher leur futur ancêtre, définitivement naturalisé, sur les cimaises de leurs propriétés…

Les profanes des choses de l’art –vous riez contempteurs, à votre aise, mais rappelez-vous ces cahiers à dessin sur lesquels vous trouviez des animaux, un coq, un perroquet, imprimés en vis à vis, leurs tracés périphériques délimitant des cases différemment numérotées, ceci afin d’y apposer les couleurs correspondant aux chiffres, y étiez-vous suffisamment adroits pour que votre béat entourage s’exclame : «Ah ce qu’il est doué ce petit ! » songeât à la suspendre au salon votre œuvre magistrale ! J’avoue que de mon côté, pinceaux et crayons débordaient, et ces pauvres volatiles, méchamment chamarrés, prenaient de drôles d’allures, s’y décelaient de nouvelles espèces zoologiques pouvant ravir les paléontologues – rarement ont de telles prétentions de pérennité, ils s’en méfient, hésitent à se faire tirer le portrait ; on peut les comprendre lorsque faisant face (accidentellement) à ces offensantes représentations entrevues lors d’expositions, parfois confinant à une abjecte profanation, ils déclarent : « Mais c’est du Picasso ! »… Souvent, leurs futurs héritiers traînant alentour du pilori de pose, ces neveux ou arrières petits enfants, goguenards, sots, déjà infatués, sur le mode d’une ressassée comptine : « La peinture à l’huile c’est plus difficile mais bien plus beau que la peinture à l’eau ! » vous font comprendre que vous n’assurez que des gribouillages, qu’eux mêmes en feraient autant si on leur en donnait les moyens… « Grand-père, achète-moi une boîte de peinture afin que j’en remontre au môssieu l’artisse ! »… Et voilà que ce grand-père ou grand-oncle se tortille, s’offusque, rougit, perd toute contenance et tout est a recommencer, la séance remise au lendemain… Alors que désespérément vous vous attachez à rendre l’expression non pas butée mais la plus digne de ce chevalier d’industrie, l’artificielle gravité de cet éminent magistrat, la dédaigneuse moue de ce fin politique, l’arrogance de cet académicien ou de cet ecclésiastique posant en tenue d’apparat ; comme ci-devant le chevalet du grand Diego, l’Innocent X ; un portrait immédiatement célébré, encore admiré de nos jours… Pourtant, pas si angéliques dans leur vie courante ces cuistres, selon leurs prétentions et prébendes, anticipant les heures de pose ils se seront ingéniés –usant des cosmétiques et onguents employés par leurs épouses ou maîtresses – à effacer les carnages du vieillissement, à éliminer les stigmates correspondant aux désordres passionnels : la cupidité, l’avarice, la luxure, l’ambition, etc. A la sauvette, prêts de regagner leur siège au parlement, à l’évêché ou à l’Académie, vainement ils auront essayé, face à leur miroir, de s’arranger en réajustant, selon les impératifs de la mode, leurs brillantes parures à leurs trombines et corps décrépits, avant d’un pas (mal) assuré se risquer vers le monde extérieur où de rassurantes courbettes les maintiendront dans l’illusion ; puis en fin d’après-midi, à ce moment particulier ou la lumière se distribuait, là-bas, à Rome, en rayonnements doux et chauds, venir s’exposer sous l’œil du maître ; l’on peut concevoir que c’est pour se rassurer que ces dignitaires débarquent accompagnés de leur cour des miracles !…

Intentionnellement je démolissais leurs caboches, les soumettais à de féroces ravalements, j’effaçais, reconstruisais leurs traits jusqu’à leur faire comprendre qu’une aura de mystère était indispensable ; que ce que l’on cache est aussi, sinon plus important que ce que l’on donne à voir ; que ce qui est profond –ces gens-là ne doutent pas de leur dignité, de leur innocence ! – requiert, selon la formule de Nietzsche, un voile de pudeur ; que toute identité est interchangeable, donc envisageable d’en pouvoir changer selon ses moyens et préférences grâce à ce catalogue physiognomonique que je leur présentais, dans lequel, outre Diego Vélasquez, les : Quentin de la Tour, Fragonard, Reynolds, Gainsborough, Hogarth, Perronneau, Van Dyck, Goya, etc., proposent un véritable trombinoscope. Une convaincante gamme de portraits déstabilisant ces pédants, avant qu’ils se risquent, suite à une étude plus détaillée des figures proposées, à désigner l’une d’elles, immédiatement la comparer avec mes malhabiles esquisses ; aussitôt leurs moues m’indiquaient leurs désemparés états d’esprit, sans aménité leurs courroucés regards m’interrogeaient, dès lors, faussement désolé, en dernier recours je leur proposais la photographie, sans doute plus fidèle mais forcément réaliste sans l’utilisation d’idoines retouches… À peine me risquai-je à échanger mes pinceaux contre un appareil qu’ils me demandaient de surseoir les prises de vue, de plutôt poursuivre l’ouvrage en essayant de m’appliquer au mieux !… Piégés, longuement ces personnages réfléchissaient, dubitatifs s’attardaient sur les physionomies proposées, dans la majorité des cas se référaient à ce portrait de Lord Heathfield peint par Reynolds dont ils appréciaient l’exécution, le jugeaient particulièrement réussi, avec un luxe de périphrases m’autorisaient de le superposer au… Je les laissais s’enferrer, leur déclarais que les clichés pris, le test du révélateur serait impitoyable, qu’immanquablement leurs tares apparaîtraient au grand jour. Encore plus agités que durant les premières séances de travail, se référant aux études jonchant le sol ils bougonnaient, pliaient sans rompre sous mes insidieux propos, notamment lorsque je leur demandais s’ils souhaitaient ou non paraître l’âge correspondant à leur état-civil, celui des affaires en cours, ou apparaître sous une plus flagorneuse, rajeunie apparence ? Indécis, suspendus entre l’opportunité d’un portrait charge ou flatté, ils jetaient d’interrogatifs regards vers le studio photo jouxtant l’atelier, où sur l’un de ses murs trônait une monumentale copie de l’Innocent X peint (violenté ?) par Bacon, sur laquelle ils s’arrêtaient d’interminables secondes, puis saisis par un jeu de bascule similaire à celui mené par l’âne de Buridan, hésitaient encore avant de s’éclipser, prétextant devoir s’en remettre à un prochain conseil de famille ; en règle générale je ne les revoyais plus, un chèque suivait et basta, les séances de pose étaient définitivement suspendues !…